Blessure du mollet en running : comprendre, guérir et prévenir

Je voudrais partager avec vous, amis coureurs, cet excellent article de SantéSport Magazine : « Claquage du mollet Auto-rééducation« . Ce n’est pas pour rien, car dimanche, sans en arriver au claquage, je me suis encore fait mal. Et cet article m’aura franchement éclairé sur les raisons et donné une voie vers la prévention. Je discutais hier soir avec le président du comité directeur EPGV à l’issue d’une réunion, et nous sommes tombés d’accord que 10 coureurs = 10 conseils = 10 méthodes d’entrainement. Alors, prenez ce qui suit de cet article comme ma seule et simple lecture et gardez-en ce qui vous arrange.

NOTE : un nouvel article fait suite à celui-ci. Il apporte un début de solution :
Comment guérir ses contractures du mollet faites au Running

Mon histoire

Je me suis blessé au mollet gauche une première fois lors de la préparation du marathon de Toulouse métropole en sept 2012. J’enchainais les sorties longues, sans trop pousser le cardio et ce jour là, je courrais très lentement avec une collègue débutante. Une « récup » en somme… Alors que je ne dépassais guère les 100 bpm au cardio, j’ai ressenti une pointe au mollet. Je la raccompagne et décide de repartir « tester ça ». 600 m plus loin : CLONG !! Fatal …. La radio a « montré quelque chose » mais rien de flagrant. En tout cas, pas un claquage. Un mois de repos et un légère reprise m’ont tout de même permis de courir le marathon (3h46 pour mon premier).

L’an dernier, rebelotte lors de la préparation de celui d’octobre 2013, celui de mes quarante ans. Même motif (ou presque), en tout cas : même punition pour le mollet de droite cette fois. Le médecin en a même rigolé puisque je venais pour la même chose à presque un an jour pour jour d’intervalle… Le mois de repos nécessaire  et surtout un magnifique voyage à New-York ne m’auront pas permis d’être fin prêt pour le courir… Tant pis…

Dimanche, après une course rapide la veille sous la chaleur, je sortais  avec madame et un ami dans les coteaux par chez moi. Après la première coté avalée sans difficulté, dans la descente très douce qui s’ensuivait, je plafonnais à 110 bpm. Et là, retour du petit pic de douleur dans le mollet gauche (le 1er). Je me suis arrêté de suite et ai marché jusqu’à la maison. Cette réaction m’aura épargné ne plus grosse blessure je pense… même si je boite depuis…

running-small

 

Ma lecture des causes

Je me suis mis à chercher des réponses et l’article que je citait : « Claquage du mollet Auto-rééducation » m’aura particulièrement éclairé.

Mes conclusions sont que la course lente, au milieu d’un travail fatiguant de foncier pour les muscles est la principale cause de mes blessures. En effet, la course lente a tendance à faire d’avantage travailler le mollet en retenue et « effet ressort ». C’est comme ça que je l’interprète et le ressent. C’est donc probable que ça génère d’avantage des tensions internes, en sens contraire, des cisaillements aptes à déchirer l’aponévrose d’un muscle préalablement fatigué qu’une course plus tonique où le muscle reste d’avantage contracté (et donc maintenu). La dernière blessure, en descente tranquille et donc très en retenue, confirme cette impression.

Et donc

Voici ce que j’en conclus et vais essayer de mettre en place. Je referai un article pour témoigner de la bonne utilité.

C’est un avis personnel mais, vous pourrez être y trouver des choses qui vous aideront aussi

  • Eviter les sorties trop lentes si le muscle est fatigué d’une précédente sortie rapide ou très longue
  • En récup d’une course, ou lors des runnings « du jus » qui la précède, garder un rythme de course conséquent.
  • avoir un étirement systématique des molets (voir l’article). Tant pis pour le reste, mais au moins les mollets
  • Courir (et pas « subir ») les descentes
  • Beaucoup (plus) d’eau
  • Respecter des jours de repos (…) et écouter d’avantage sa fatigue
  • Grosse sortie > Shaker de protéines pour la nutrition du muscle

Ca peut sembler con, mais, je ne respecte actuellement aucun de ces règles. Alors, même si ça semble être du bon sens et une évidence, il faut se faire un peu (plus) violence pour tout respecter.

Crédit photo : Hans-Jörg Aleff – https://www.flickr.com/photos/ffela/14022278008 (licence creative common)

Une réflexion au sujet de « Blessure du mollet en running : comprendre, guérir et prévenir »

  1. Ping : Comment guérir ses contractures du mollet faites au Running

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *